Elle va nous permettre de mieux les comprendre et de mieux les accompagner. Selon Marcel Nuss, son président, « cette première étude traduit la réalité de l’intimité et de la vie affective et sexuelle des personnes en situation de dépendance. Sur 180 demandes reçues, 155 ont pu être analysées.
Pour l’accompagnant Fabrice Flageul (cette reconnexion que mentionnent chacune Adeline et Anoushka), “c’est le coeur de la démarche des assistants sexuels”, assure-t-il. “Il était important pour moi de parler de ce métier et donc du handicap visible (ou non) parce que c’est une partie de ma vie. Depuis un peu plus de dix ans, je souffre d’une maladie chronique”, livre la réalisatrice. Elle se déclarait ainsi favorable à “ce qu’on puisse accompagner la vie intime des personnes en situation de handicap” — et donc à légaliser le fait pour ces hommes et ces femmes de donner du plaisir contre de l’argent. Lors d’un colloque organisé par la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) — le juriste Guillaume Rousset a abordé le sujet de la sexualité des personnes en situation de handicap accompagnées dans les établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS), évoquant aussi le débat de la légalisation des assistants sexuels.
Un module en ligne et gratuit à destination des professionnels, des familles de personnes en situation de handicap pour repérer les violences sexuelles. Cette plateforme peut également intervenir auprès des réseaux sociaux pour aider la victime à faire supprimer les contenus qui lui portent préjudice. Le harcèlement est le fait de tenir des propos ou d’avoir des comportements malveillants — répétés et en ligne à l’encontre d’une personne. Les femmes en situation de handicap sont particulièrement touchées par les violences sexuelles. Ces agressions sexuelles peuvent avoir lieu au sein d’une même famille.
En Belgique (des formations sont dispensées par des professeurs d’université), des médecins ou des psychiatres qui apprennent les spécificités de la sexualité des personnes en situation de handicap, précise Le Parisien. “Redonner confiance — retrouver de la féminité, et se rendre compte que le corps peut retrouver du plaisir et de la sensualité”. Sa sexualité — en solitaire comme avec sa partenaire interprétée par Bertoulle Beaurebec, en pâtit.
Malheureusement — les personnes en situation de handicap sont souvent exclues de ces discussions. Il est encore très fréquent que professeurs, médecins et autres professionnels potentiellement en mesure d’aider ignorent l’importance de ces besoins humains fondamentaux pour une personne vivant avec un handicap. Si le handicap ne fait pas partie de votre vécu, vous ne vous rendez probablement pas compte à quel point des choses que vous considérez comme acquises peuvent représenter un défi insurmontable pour d’autres. Le « validisme » correspond à une discrimination consciente ou inconsciente envers les personnes en situation de handicap. Dans cet article — nous abordons comment rendre l’information sur la santé sexuelle plus accessible à toutes, quel que soit notre état physique ou mental.
L’efficacité de ce vaccin est proche de 100 % lorsqu’il est pratiqué avant le début de la vie sexuelle. Pour prendre soin de vous et de votre santé sexuelle, un suivi médical régulier est indispensable. Mon parcours handicap fait le point sur les suivis médicaux essentiels et l’importance de la prévention et du dépistage en matière de santé sexuelle. Pourtant un grand nombre de personnes en situation de handicap n’ont pas recours à ces soins. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
En Suisse (le fait d’engager des assistants lire la suite sexuels est constitutionnellement considéré comme de la prostitution), ce qui est légal et réglementé. Les assistants sexuels sont des professionnels qui offrent une assistance intime aux personnes dans le besoin. Comment l’assistance sexuelle peut-elle aider les gens dans le besoin ? Par conséquent, leur demande d’assistance sexuelle continue de grimper.
Quels sont les points importants du consentement ?
L’association CH(s)OSE dont nous faisons partie, revendique, propose et promeut la mise en oeuvre d’actions favorisant l’épanouissement et le respect de la vie intime, affective et sexuelle des personnes en situation de handicap. Alors qu’en France (le pays des libertés), nous, personnes en situation de handicap, n’avons pas le droit d’avoir une vie sexuelle, pas le de droit d’avoir de la tendresse, pas le droit d’avoir de mots doux. Ces questions demandent un encadrement éthique (notamment pour le contexte des cas de démence — où un robot sexuel pourrait être pris pour une vraie personne par le patient). Un assistant sexuel ou assistants sexuels thérapeutiques (pour éviter l’ambiguïté avec la prostitution) est une personne, formée, qui accompagne le plaisir sensuel, érotique ou sexuel des personnes en situation de handicap en ayant fait la demande. C’est pour ces raisons que CH(s)OSE demande une exception à la loi en se rapportant aux articles du Code pénal qui répriment le proxénétisme, pour que cette assistance puisse s’exercer dans le cadre d’un service d’accompagnement à la vie sexuelle.
L’assistance sexuelle aux personnes adultes en situation de handicap consiste à les soutenir dans leur sexualité au sens large du terme. Quand c’est au domicile (“on évite les horaires de repas), quand passent les auxiliaires de vie”. “L’idéal c’est quand cette démarche se fait en toute transparence” mais ce n’est pas toujours possible, regrette Cybèle. Les demandes proviennent “parfois des parents (des grands-parents), des frères et sœurs” et même d'”une directrice d’établissement” pour personnes handicapées. Le prix (préconisé par l’association), est de 150 euros pour 1h30, “bien en-dessous des tarifs d’escorting classique”. Cette mise en relation (qui relève du “proxénétisme” aux yeux de la loi), est assumée sur son site par l’association qui affirme n’en tirer “aucun bénéfice autre que moral”.
Le sujet de la vie affective et sexuelle reste délicat à aborder pour les professionnels du secteur médico-social. Les témoignages montrent que la sexualité et l’amour sont accessibles et précieux pour tout le monde — indépendamment de la taille du corps. Les personnes grosses subissent souvent des stigmatisations et des brimades, ce qui affecte leur rapport au corps et à la sexualité.
Avec l’association suisse Corps solidaires, CH(s)OSE est à l’origine de la formation certifiante qui a permis aux assistants d’acquérir leur statut officiel d’accompagnant sexuel. L’assistance sexuelle vise à prodiguer une attention sensuelle, érotique ou sexuelle à une personne en situation de handicap ou à permettre l’acte sexuel à deux personnes qui ne peuvent pas l’accomplir sans aide. Sept personnes ont suivi (en 2016 et en 2017), une formation certifiante à l’accompagnement sensuel et à l’assistance sexuelle des personnes en situation de handicap.
Par contre ce qui m’a aidée c’est de lire sur le sujet et de parler avec d’autres femmes dans le même cas. Ne pas tenir compte ou priver une personne en situation de handicap d’une vie intime, affective et sexuelle, notamment en institution, est une violence et une discrimination. La recherche sur la santé sexuelle et affective des jeunes en situation de handicap reste embryonnaire. Cet axe promeut une santé sexuelle réellement accessible, sécurisée et respectueuse de l’autonomie des personnes en situation de handicap.
La sexualité reste un sujet tabou lorsqu’il s’agit des personnes en situation de handicap. C’est la bienveillance et la volonté des bénévoles qui assurent la vie de l’association. Nous ne pouvons compter que sur les dons et les adhésions pour faire fonctionner l’association.
Etant moi même en situation de handicap, je ne sais comment aboutir à une vie sexuelle saine et naturelle Elle s’inscrit dans le cadre de l’observatoire de la santé sexuelle que l’Appas est en train de créer. Cette étude vise donc à synthétiser la diversité des demandes formulées par les personnes en situation de handicap et leurs proches. Cela reste tabou — même dans les associations dont certaines font, par ailleurs, un travail remarquable. Lorsque je sors, je dois demander à quelqu’un de m’accompagner pour aller aux toilettes et je suis nu devant ceux qui m’aident au quotidien depuis que j’ai 11 ans.


